PAP, MDPH, AESH, PPS... Le monde du handicap scolaire est plein de sigles. Je les regroupe ici, un par un : ce qu'ils veulent dire au sens propre, et ce que ça signifie vraiment pour vous et votre enfant.
Cherchez un sigle avec la barre de recherche, ou parcourez la liste par lettre. Chaque entrée a sa propre adresse, pour que je puisse y renvoyer depuis n'importe quelle page du site.
C'est une aide financière versée par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) quand le handicap de mon enfant est reconnu par la MDPH. Elle peut aider à financer du matériel, des séances non remboursées, ou du temps que je consacre à l'accompagner.
C'est la personne qui peut être présente aux côtés de mon enfant en classe pour l'aider au quotidien, quand un PPS le prévoit. Elle n'est pas systématique : elle dépend d'une notification de la MDPH.
C'est une structure qui accompagne les tout-petits (avant 6 ans en général) pour le dépistage et la prise en charge précoce de troubles du développement. Moins utile une fois au collège, mais je le cite parce qu'il revient souvent dans les parcours dys.
C'est la commission, au sein de la MDPH, qui prend la décision finale : accorder ou non un PPS, une AEEH, un accompagnement AESH, du matériel adapté. C'est elle qui notifie, pas l'école.
C'est un diplôme de niveau collège, alternatif au brevet, pour les élèves qui suivent un parcours adapté. Je le mentionne parce que les aménagements d'examen dont je parle pour le DNB s'appliquent aussi à ce certificat.
C'est la quantité d'énergie mentale que demande une tâche. Pour un enfant dys, lire ou écrire coûte une charge cognitive bien plus élevée que pour un autre enfant, ce qui explique la fatigue en fin de journée d'école.
C'est une structure publique et gratuite qui propose des suivis psychologiques et parfois des bilans, sur secteur géographique. Utile quand les listes d'attente en libéral sont trop longues.
C'est une structure qui regroupe plusieurs professionnels (orthophoniste, psychologue, parfois ergothérapeute) sous un même toit, avec une prise en charge remboursée à 100 %. J'y ai pensé pour Théa quand j'ai cherché un suivi coordonné.
C'est un rendez-vous gouvernemental qui fixe des orientations sur la politique du handicap. C'est de la CNH de 2023 qu'est né le remplacement progressif des PIAL par les PAS.
C'est la capacité à percevoir et manipuler les sons de la langue (syllabes, rimes, sons isolés), indépendamment du sens des mots. C'est une des bases qui se travaille en orthophonie pour la lecture.
C'est le service du rectorat qui traite les dossiers d'aménagement d'examen (tiers-temps, ordinateur, secrétaire...). C'est à ce service que le dossier de mon enfant est transmis, en général via le chef d'établissement.
C'est l'examen de fin de troisième, le premier grand examen national que mon enfant va passer. C'est pour cet examen que je dois anticiper la demande d'aménagement, dès la 4ᵉ.
C'est l'administration académique à l'échelle du département. C'est souvent elle qui met à disposition le matériel pédagogique adapté notifié par la MDPH.
C'est un trouble du sens du nombre et du calcul. Compter, estimer une quantité, poser une opération ne deviennent pas automatiques, même après beaucoup d'entraînement.
C'est un trouble du geste graphique : l'écriture manuscrite reste lente, coûteuse en énergie, parfois peu lisible, indépendamment de la volonté de bien faire.
C'est un trouble spécifique et durable de l'apprentissage de la lecture, qui touche le décodage des lettres et des sons. Ce n'est ni un manque d'intelligence ni un manque de travail : c'est ainsi que le cerveau de Théa traite l'écrit.
C'est un trouble de l'orthographe, souvent associé à la dyslexie. Les règles apprises ne se transforment pas en automatismes à l'écrit, même quand elles sont sues à l'oral.
C'est un trouble du langage oral : construire une phrase, trouver ses mots ou comprendre des consignes complexes demande plus d'effort qu'à un enfant du même âge.
C'est un trouble de la coordination et de la planification des gestes. Au collège, ça complique par exemple la prise de notes, le dessin technique ou l'utilisation d'outils de géométrie.
C'est l'accompagnement qui aide mon enfant à gagner en autonomie dans les gestes du quotidien et du scolaire : tenue du stylo, organisation du bureau, apprentissage du clavier avant de passer à l'ordinateur.
C'est l'interlocuteur qui fait le lien entre la famille, l'école et la MDPH quand un PPS est en place. Je peux le solliciter pour comprendre où en est le dossier de mon enfant ou préparer une réunion de suivi.
C'est la réunion annuelle, organisée par l'enseignant référent, qui fait le point sur le PPS de mon enfant avec l'équipe pédagogique et moi. C'est le moment pour ajuster ce qui ne fonctionne pas.
C'est l'association nationale qui regroupe les fédérations locales de familles concernées par les troubles dys. J'y trouve des informations à jour et un appui en cas de blocage avec un établissement.
C'est le document que l'équipe pédagogique remplit pour décrire les besoins de mon enfant à la MDPH, avant qu'un PPS soit décidé. Je peux demander à le lire et à y ajouter mon propre regard de parent.
C'est l'autorité à laquelle je peux m'adresser, par circonscription, si un établissement refuse sans motif documenté de mettre en place un PAP ou un aménagement pourtant légitime.
C'est un outil numérique qui centralise le suivi des aménagements de mon enfant tout au long de sa scolarité. Il est censé simplifier le passage d'une année ou d'un établissement à l'autre, en évitant de tout réexpliquer à chaque rentrée.
C'est l'organisme qui, si le trouble de mon enfant est reconnu comme un handicap, ouvre les droits à un PPS, une AESH, du matériel adapté ou une allocation. Le passage par la MDPH n'est pas automatique : pour beaucoup d'enfants dys, un PAP suffit et évite cette démarche plus lourde.
C'est l'ordinateur ou la tablette que l'Éducation nationale peut fournir gratuitement à mon enfant, une fois qu'un PPS le prévoit. Le matériel reste propriété de l'État, prêté pour la durée de la scolarité : je pense à l'assurer.
C'est la rééducation de référence pour la dyslexie et les troubles associés du langage. C'est ce que je fais avec Théa depuis son diagnostic, remboursé en partie par la Sécurité sociale sur prescription.
C'est un dispositif pour raisons de santé (allergie, maladie chronique...), pas pour les troubles des apprentissages. Je peux avoir besoin d'un PAI en plus d'un PAP si mon enfant a par ailleurs un problème de santé à gérer à l'école.
C'est le dispositif que j'ai demandé pour Théa : un trouble des apprentissages est constaté par le médecin scolaire, sans passer par la MDPH, et l'équipe pédagogique met en place des aménagements (temps majoré, supports adaptés...). C'est la voie la plus simple et la plus rapide pour la dyslexie.
C'est le nouveau point de contact unique, encore en déploiement progressif dans les départements, qui doit permettre une réponse rapide dès les premières difficultés, sans attendre une reconnaissance MDPH. Je vérifie s'il existe déjà dans le département de mon enfant.
C'est une aide financière de la MDPH qui peut couvrir certains frais liés au handicap de mon enfant, en complément ou à la place de l'AEEH selon la situation.
C'est l'ancien dispositif de mutualisation des accompagnants (AESH) à l'échelle d'un secteur d'écoles. Il est progressivement remplacé par les PAS.
C'est le premier niveau d'aide, mis en place directement par l'enseignant quand mon enfant risque de ne pas maîtriser une compétence, sans diagnostic ni reconnaissance de trouble. Plus léger qu'un PAP.
C'est le dispositif qui s'active quand le trouble de mon enfant est reconnu comme un handicap par la MDPH. Il ouvre des droits plus larges qu'un PAP : AESH, matériel pédagogique adapté financé, aménagements renforcés.
C'est un dispositif du primaire (moins présent au collège) qui propose une aide pédagogique ou rééducative en petits groupes, dans l'école même.
C'est un trouble neurodéveloppemental qui touche l'attention, l'impulsivité et parfois l'agitation motrice. Il est fréquemment associé aux troubles dys, sans en être un lui-même.
C'est un tiers de temps supplémentaire accordé à un examen ou un contrôle. Ce n'est pas un avantage : c'est une compensation du temps que la lecture ou l'écriture coûte en plus à un cerveau dys.
C'est la grande catégorie médicale qui regroupe les troubles dys, le TDAH, les troubles du spectre de l'autisme et d'autres troubles liés au développement du cerveau. La dyslexie de Théa entre dans cette catégorie.
C'est un autre trouble du neurodéveloppement, distinct des troubles dys, mais qui partage parfois les mêmes dispositifs d'accompagnement scolaire (PAP, PPS).
C'est la technologie qui transforme un texte écrit en voix. Pour un enfant dyslexique, ça allège la charge de décodage : il peut se concentrer sur le sens plutôt que sur le déchiffrage des lettres.
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